Prévalence

Il apparaît que l’épidémiologie de la trichotillomanie est extrêmement complexe à estimer. Ceci s’explique par plusieurs raisons. 

Tout d’abord, peu de trichotillomanes consultent spécifiquement pour ce trouble, et beaucoup d’entre eux ont plutôt tendance à consulter les dermatologues que les psychiatres

De plus, la trichotillomanie est fréquemment un symptôme accompagnant un trouble psychiatrique et pas forcément le trouble lui-même. De plus, il se trouve également que la définition même de la trichotillomanie et ses critères ne sont pas très bien précisés.
 

Tout ceci fait que l’épidémiologie de la trichotillomanie est extrêmement variable selon les études, les auteurs et les critères utilisés.
 

La trichotillomanie était d’ailleurs considérée comme assez rare jusqu’aux années 1990. Toutefois, le fait que les médias se soient intéressés à ce trouble semble avoir poussé les individus à consulter beaucoup plus qu’auparavant, provoquant une petite envolée des statistiques. 
 

Certains auteurs estiment la prévalence de la trichotillomanie chez les adultes d’au moins 18 ans à environ 1 cas pour 200 personnes. Les estimations actuelles suggèrent que 3,5 % des femmes et 1,5 % des hommes aux États-Unis ont un épisode de trichotillomanie significatif au cours de leur vie. 
 

La majorité des trichotillomanes commencent à tirer pendant l’enfance ou l’adolescence mais d’autres peuvent commencer à tout âge. Il semble que les très jeunes enfants sont davantage concernés, mais qu’ils peuvent plus facilement arrêter. 
 

Actuellement, il est considéré que la trichotillomanie est relativement répandue. Ce trouble serait assez commun et toucherait, selon les études, environ 1 à 2% de la population.
 

Flessner et al. (2008) rapportent quant à eux une prévalence de 0,6% de la population mondiale. De plus, cette fréquence passe à 13 à 15% de la population si les cas de trichotillomanie sont considérés moins sévère, c’est-à-dire n’aboutissant pas à une perte de cheveux ou de poils significative. 
 

Il est généralement considéré que la trichotillomanie touche en grande majorité les femmes (environ 90% des cas), toutefois ce fait est à relativiser, les hommes pouvant plus facilement invoquer une calvitie naturelle ou se raser, et les femmes étant plus facilement disposées à consulter pour ce problème.
 
Source Wikipedia
 
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