Médicaments

Médicaments

 
Pour l’instant, il n’existe pas de pilule magique pour le traitement de la trichotillomanie.
 
 
En fait, les gens réagissent très individuellement aux médicaments, donc il n’y aura probablement jamais un seul médicament qui aide tout le monde. 
 
 
 
Il y a aussi une forte possibilité qu’il y ait plus d’une forme de trichotillomanie, et que les différentes formes sera de répondre aux différents traitements.
Cela dit, certaines personnes bénéficient de thérapies médicamenteuses, seules ou en conjonction avec la thérapie cognitivo-comportementale. 

Beaucoup de personnes éprouvent une diminution de l’envie de tirer, et certains ont connu l’arrêt total. 
 

L’effet, cependant, est souvent (mais pas toujours) temporaire. Il peut être utile d’utiliser une période de soulagement pour explorer un traitement supplémentaire ou des ressources de soutien qui peuvent vous aider dans le long terme.
 

Parce que la réaction aux médicaments est tellement individuelle, il est souvent nécessaire pour vous et votre médecin d’essayer plus d’un médicament ou une combinaison de médicaments avant de trouver celui qui vous aidera.

Il est important pour vous et votre médecin d’être conscient que beaucoup de gens trichotillomanes souffrent de problèmes supplémentaires, comme la dépression et l’anxiété, qui doit être dépistée et traitée.
 

En plus d’être graves, l’existence de troubles supplémentaires peuvent entraver la capacité à bénéficier d’un traitement de la trichotillomanie.

Source Wikipedia
 

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N-acetylcystéine

 

Ce complément alimentaire pourrait être efficace pour le traitement de la trichotillomanie, un trouble impulsif consistant à s’arracher les cheveux et les poils (sourcils, cils) de façon compulsive, selon une étude publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Jon Grant de l’Université du Minnesota et ses collègues ont mené cette étude avec 50 personnes souffrant de trichotillomanie dont la moitié prenait la N-acetylcystéine (1) et l’autre moitié un placebo.
 

Des recherches précédentes ont montré que ce complément alimentaire était prometteur pour le traitement du trouble obsessionnel-compulsif. Il agirait sur le neurotransmetteur glutamate qui est le neurotransmetteur le plus répandu dans le système nerveux et le principal neurotransmetteur excitateur.
Certaines études suggèrent que des anomalies dans les systèmes des neurotransmetteurs sérotonine et dopamine jouent un rôle dans la trichotillomanie. Des gènes peuvent aussi être impliqués.
 

Après 12 semaines, 56% des personnes qui prenaient le complément ont vu une “bonne ou très bonne amélioration” de leurs symptômes comparativement à 16% de celles prenant le placebo.
 

La N-acetylcystéine se compare favorablement avec les options de traitement disponible, selon Dr. Grant. L’amélioration était plus grande que celle rapportée avec les autres médicaments et était similaire à celle rapportée avec la thérapie cognitivo-comportementale seule ou en combinaison avec des médicaments tels que des antidépresseurs.
 

Dr Grant recommande que ce traitement soit accompagné d’une psychothérapie cognitivo- comportementale pour une plus grande efficacité.
 

Des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires, précise-t-il, pour confirmer l’efficacité de ce complément alimentaire, disponible en vente libre, pour le traitement de la trichotillomanie.
 

(1) La N-acétylcystéine (aussi appelée NAC, N-Acétyl-L-Cystéine ou acétylcystéine) est un dérivé synthétique de la cystéine, un acide aminé synthétisé par l’organisme à partir de plusieurs aliments (oignon, ail, chou de Bruxelles, brocoli, germe de blé, levure de bière, graines, produits laitiers, oeuf, poisson, viande, ….).
Psychomédia avec source: BBC
 

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Souvent il vous sera prescrit un anti dépresseur.
Si tel est le cas et vous sentez vraiment le besoin d’en prendre, consulter d’abord et respecter les dosages.
 

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Classes d’antidépresseurs

 

Les classes d’antidépresseurs généralement utilisées sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS) et les antidépresseurs atypiques.

Les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS)
(dits antidépresseurs sérotoninergiques) ont été introduits au début des années 90.
Leur action augmente la quantité de sérotonine disponible entre les cellules nerveuses.

En dépression? Voici un TEST d’approche cognitive. Le premier antidépresseur de cette classe a été le Prozac (fluoxétine) en 1988.
Le Zoloft (sertraline),
le Luvox (fluvoxamine),
le Deroxat ou Paxil (paroxétine),
le Celexa ou Seropram (citalopram) et le Seroplex, Lexapro ou Cipralex (escitalopram) font partie de cette classe.
 

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Les antidépresseurs atypiques

 

Les antidépresseurs atypiques sont apparus vers la fin des années 90. Leur nom vient du fait qu’ils ont des mécanismes différents les uns des autres (inhibition de la recapture de différents neurotransmetteurs comme la sérotonine et la noradrénaline, etc.).

L’Effexor (venlafaxine),
le Remeron ou Norset (mirtazapine),
le Wellbutrin ou Zyban (bupropion),
le Buspar (buspirone), le Desyrel (trazodone),
le Cymbalta (duloxetine) et
l’ Ixel (milnacipran) font partie de cette classe

 

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Les antidépresseurs tricycliques

 

Les antidépresseurs tricycliques ont été le traitement de première ligne pour la dépression à partir des années 60 jusqu’à la fin des années 80.

Ils augmentent la disponibilité des neurotransmetteurs sérotonine et noradrénaline aux synapses des cellules nerveuses favorisant ainsi la transmission des signaux nerveux.

Cette catégorie inclue le Tofranil ou Janimine (imipramine),
l’Elavil ou Endep (amitriptyline),
Aventyl ou Pamelor (nortriptyline) et
le Norpramin ou Pertofrane (desipramine).
 
Leur efficacité serait comparable à celle des nouveaux antidépresseurs mais ils comportent davantage d’effets secondaires. Ils sont utilisés lorsque les antidépresseurs plus récents ne sont pas efficaces. Ils peuvent aussi être utilisés pour améliorer le sommeil ou pour traiter la douleur neuropathique.
Leurs principaux effets secondaires incluent la sécheresse buccale, la constipation, les problèmes de vessie, les problèmes sexuels, la vision brouillée, les étourdissements, la somnolence, une réduction de pression sanguine abrupte lorsque debout et un rythme cardiaque accéléré.
 
(Source Psychomedia)
 
Personnellement je n’ai jamais pris aucun antidépresseur, pour soigner ma trichotillomanie. Je vous invite à en faire de même.