Avez-vous la volonté de guérir ?

Avez-vous la volonté de guérir ?

 
Pour donner suite à la lecture d’un article sur un site dédié aux médecines alternatives, sur lequel je suis abonné depuis quelques jours, deux questions me sont venues à l’esprit nous concernant…
Combien d’entre vous utilisent des médicaments pour combattre leur ?
 
 
Et est-ce que l’absorption de ceux-ci a changé quelque chose dans votre comportement?
 

Si votre réponse est affirmative, quels sont les psychotropes que vous prenez?  La question est loin d’être anodine et sans importance. Ce serait plutôt une mise en garde contre ses récepteurs de sérotonine.
Mais qu’est-ce que la sérotonine ? Il s’agit d’in monoamine servant de neurotransmetteur dans le système nerveux central. (Source Wikipedia) 
 

Impliqué dans l’impulsivité de la régulation des comportements, sachez aussi que certains de ces produits sont des euphorisants (il lève les inhibitions, mais sans calmer vos angoisses), selon le Pr Edouard ZARIFIAN, auteur d’un fameux rapport sur la surconsommation des psychotropes en France. Il précise même je cite; ” la déprime est toujours là, mais le sujet n’est plus prostré, il redevient actif, et retrouve assez d’énergie pour se… suicider. ”
 

Le professeur Edouard ZARIFIAN, professeur émérite de psychiatrie et de psychologie médicale à l’université de Caen, est ce que Montaigne aurait appelé un humaniste. S’il est un miracle en médecine, c’est celui de la parole, qui permet à la force du psychisme de participer à notre mieux-être, voire à la guérison.
 

Je vous invite à découvrir cette interview du Professeur Edouard ZARIFIAN, parue dans Science et Vie en septembre 2006, en cliquant ici.
 

Par ailleurs, les personnes qui sont passées par ce genre de traitement n’ont pas pour autant réglé le trouble, j’en veux pour preuve les réponses au sondage. Je remets en cause notamment  la fluoxétine, la molécule active du Prozac (Source Wipedia).

 
Celle-ci serait à l’origine avec les benzodiazépines, c’est-à-dire les somnifères de bon nombre de cas de personnes prises de délire, d’accès de violence ou pire. La plupart prenaient du Valium, du Xanax ou du Stylnox affirme Georges Alexandre IMBERT, présidant de l’association d’aide aux victimes des accidents des médicaments (AAA-VAM) -dont le fils s’est suicidé-.
 

Le plus étonnant, c’est qu’apparemment les psychotropes sont de plus en plus souvent prescrits pour l’insomnie, l’agitation, l’anxiété ou la boulimie, troubles qui n’ont rien à voir avec leur indication de départ. On prescrit un peu n’importe comment et à n’importe qui.
 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les psychiatres qui délivrent le plus d’ordonnances, mais les généralistes, à l’origine de 90% des prescriptions (Source Amessi), y compris pour les enfants. Dans la moitié des cas, les jeunes obtiennent le médicament sans passer par le cabinet d’un médecin, en se servant simplement dans la pharmacie de leurs parents.
 

  • Les pilules du malheur

 

« Le problème, c’est que ces produits n’agissent pas de la même façon dans les cerveaux infantiles en formation, explique Bernard Golse. L’absorption d’une molécule par l’organisme, sa transformation et son effet neurologique est très différente avant l’âge adulte et après 25 ans. »
 

Face à toutes ces dérives, les autorités sanitaires tentent aujourd’hui de prendre des mesures. La FDA impose depuis l’automne aux fabricants d’antidépresseurs d’imprimer sur leurs boîtes de pilules un avertissement sur les risques de   “comportements violents ou suicidaires».
 

L’Agence européenne du médicament recommande aux médecins de ne plus prescrire de psychotropes aux moins de 18 ans, sauf pour les cas les plus graves, traités en milieu spécialisé. C’est aussi l’avis de Philippe Douste-Blazy : le ministre de la Santé envisage d’imposer cette mesure dans le cadre de son plan pour la santé mentale, présenté le 4 février.
 

  • Associer une psychothérapie aux médicaments

 

Il ne faut pourtant pas diaboliser les psychotropes, estime le Dr Xavier Pommereau : ils sont souvent indispensables pour débloquer une situation de crise et permettre à l’adolescent de reprendre pied. Mais ils ne doivent pas être la seule réponse à la détresse. Les tentatives de suicide sont le résultat d’une mauvaise prise en charge plutôt que de l’usage d’un produit. »
 

Tous les spécialistes le répètent : les pilules ne soignent que les symptômes, elles ne traitent pas les problèmes familiaux ou affectifs de l’adolescent, la cause de sa dépression.
 

C’est pourquoi la plupart d’entre eux associent systématiquement une psychothérapie aux médicaments. « Il n’y a rien de pire que l’ado traîné par ses parents chez le médecin, qui se voit prescrire une pilule sans qu’on prenne la peine de l’écouter, peste le pédopsychiatre Marcel Rufo.
 

En psy, ce qui soigne, c’est le temps. Il a fallu des années d’excès pour apprendre la prudence avec les antibiotiques. Il va falloir l’apprendre avec les psychotropes.
 

Vous le savez désormais, si vous me suivez que j’ai toujours été contre ce genre de solutions. Et je souhaite vraiment que vous y réfléchissiez à deux fois avant de vous embarquer dans ce choix. Et surtout de rajouter que si de votre part il n’y a pas de réel désir, il n’y aura point de guérison, psychotropes ou pas !
 

Tous les patients ne veulent pas guérir, il faut une volonté de guérir qui représente une auto guérison.
 

C’est pour cela que depuis le début je m’attache à vous fournir des thérapies sans absorber tout et n’importe quoi, pour sauvegarder avant tout votre santé et votre lucidité.

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« Écoute-moi, toi mon semblable, mon frère. Tu as peur parce que tu te crois faible, parce que tu penses que l’avenir est sans issue et la vie sans espoir. Pourtant, tu as d’authentiques paradis dans la tête. Ce ne sont pas des paradis chimiques, c’est toi, toi tout entier, dans ta singularité d’homme et, avec les forces qui t’habitent et que tu as oubliées peut-être. »
Edouard ZARIFIAN

 
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zazou

merci beaucoup pour votre site un espoir pour ma vie 🙂 vu que j’ai perdue l’espoir de reprendre mes cheveux depuis plus que 8 ans alors que maintenant je veux dire à haut voix stoooooop oui stop je veux m’arrêter et je veux réellement prendre cette décision

Albin

Bonjour Zazou,

soit la bienvenue sur ce blog.
Tu m’as l’air bien décidée un mettre un terme à ce problème, et cela est une excellente chose que souvent nous oublions.
Le désir de cesser d’arrêter doit être déjà une décision et ensuite un objectif, pour que cela réussisse. Cela semble être ton cas !

Je te laisse découvrir les cadeaux reçus à ton inscription et tiens-moi au courant de la suite…

En attendant je te souhaite une excellente journée. 😉

zazou

Merci beaucoup Albin pour vos efforts pour nous aider.
Aujourd’hui, je n’ai arraché qu’un seul cheveu, en fait j’ai oublié, mais immédiatement je me suis rappelé de ma décision. Je suis très contente de la discussion avec vous en fait je n’ai trouvé aucun personne qui a compris mon problème. Même le psychologue, il m’a donné un traitement médical des anti-stress et d’autres trucs que je n’ai pas pris. Aussi parce que là ou je vis (dans un pays arabe) on ne fait pas confiance aux traitements psychiques. Je veux reprendre mes cheveux, c’est mon seule désir, surtout que l’été prochain je me marie.

Je m’excuse peut être que j’ai fait plein de fautes de français, ce n’est pas ma langue maternelle, je veux essayer le maximum d’exprimé mon état.

Albin

Bonjour Zazou,

eh bien un seul cheveu pour t’apercevoir aussitôt que tu t’es promise de ne plus y toucher, je dis BRAVO !!! 😉
Apparemment tu es résolue à vouloir t’arrêter et pour cela je te fais toutes mes félicitations.

Concernant, la trichotillomanie il y a beaucoup de professionnels qui ne savent pas de quoi il s’agit. Et souvent, ils te proposeront des psychotropes. Je te rassure en France, c’est souvent le cas aussi. Par ailleurs, tu dois savoir ce que je pense au sujet de ce genre de traitement, j’en parle dans plusieurs articles.

Par ailleurs, je le sais au travers du sondage, les personnes qui ont suivi des traitements médicamenteux, n’ont jamais obtenu de résultats. Alors, tu as bien raison de ne rien prendre.
Je suis persuadé que tu sauras y mettre un terme, avec une telle détermination les résultats ne devraient pas tarder. En plus, ton objectif est beau et important, tu te maries bientôt ! Toutes mes félicitations 🙂

Avec tout mon soutien.

carmen

Bonsoir, je vous remercie pour votre site, je suis trichotillomane niveau cils et sourcils depuis mes 12 ans, j’en ai 42 maintenant. J’ai mille fois essayé de guérir, mais pas possible, depuis 18 jours aujourd’hui j’ai rien touché, je suis contente, je crois enfin que je peux m’ensortir. Je vous embrasse.

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